Ses îles et ses phares
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Fleuve St-Laurent - Ses îles et ses phares
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Le fleuve Saint-Laurent est le gagne-pain de bien des gens. Depuis plus de 300 ans, des pilotes guident les navigateurs afin de les mener à bon port. Longtemps, les pilotes pouvaient aussi compter sur le travail des gardiens de phare qui veillaient toute la nuit sur le fleuve noir afin de guider les marins. Aujourd’hui, la plupart des phares sont automatisés, mais le Saint-Laurent est placé sous la haute surveillance des gardes-côte. |
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Avant l'arrivée des phares...Les premiers explorateurs ont rapidement découvert les importants écueils naturels qui rendent si difficile la navigation sur le fleuve Saint-Laurent. C’est souvent au péril de leur vie que les premiers navigateurs s’aventuraient dans le golfe, l’estuaire puis le fleuve. À l’époque de la Nouvelle-France, bien qu’on dresse des cartes assez détaillées pouvant aider les capitaines, les Français se refusent d’implanter des aides à la navigation comme des phares ou des bouées qui auraient pu servir aux Anglais lors d’une invasion par le fleuve. Il fallait donc trouver une solution pour assurer la protection des vaisseaux et des équipages qui s’engageaient dans le Saint-Laurent. C’est ainsi que le gouvernement de la Nouvelle-France a eu recours à des pilotes expérimentés, qui connaissaient bien tous les pièges du fleuve, pour guider les navires. Un premier pilote du roi est nommé vers 1640, il s'agit d'Abraham Martin, celui-là même qui laissa son prénom aux plaines d’Abraham, à Québec. En 1671, le Collège des Jésuites de Québec offre les premiers cours pour former des pilotes maritimes spécialisés dans la navigation sur le fleuve Saint-Laurent. Après la conquête anglaise, le gouvernement colonial maintiendra l’obligation de confier les navires aux soins des pilotes maritimes. En 1805, le Parlement du Bas-Canada fonde une corporation publique, la Maison de la Trinité de Québec, ayant la responsabilité d’améliorer l’efficacité et la sécurité de la navigation par l’installation de bouées, de balises et de phares. Le premier phare sur le Saint-Laurent est ainsi construit en 1809 sur l’Île Verte au large de Tadoussac. Il sera suivi de plusieurs autres. En 1867, 23 phares guidaient la navires dans l’estuaire du fleuve jusqu’à Québec. Plusieurs d’entre eux subsistent encore de nos jours. La Maison de la Trinité avait également autorité en ce qui concerne la réglementation du pilotage, des pilotes et de la formation de leurs apprentis. Depuis 1860, l’adhésion de tous les pilotes à une corporation reconnue est obligatoire. La Corporation des pilotes du Saint-Laurent central et la Corporation des Pilotes du Bas Saint-Laurent regroupent les quelques 200 pilotes qui naviguent entre Québec et Montréal pour la première et entre Les Escoumins et Québec pour la seconde. |
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Îles & pharesVéritables sentinelles de la mer, les phares sont de fiers témoins de l’histoire. Le Québec compte 43 phares traditionnels situés sur l’une des nombreuses îles du Saint-Laurent ou sur le long du littoral. Construits afin de rendre plus sécuritaire la navigation des marins sur le fleuve, ces phares ont joué un rôle important étant donné les difficultés de navigation de cette voie maritime : les hauts-fonds, les courants et les fortes marées. Les phares ont perdu de leur utilité au fil du temps et ont vu quitter leurs derniers gardiens suite à leur automatisation et la découverte de nouvelles technologies. Désormais considérés comme des lieux historiques, plusieurs phares connaissent une deuxième vie grâce à leur transformation en musées ou en lieux d’hébergement. La visite de ces phares restaurés permet de découvrir une facette de l’histoire du Saint-Laurent, d’expliquer leur utilité dans le passé, le travail de gardien de phare et leur vie de famille, d’observer la nature et la faune qui les entoure en plus d’apprécier des paysages époustouflants ! |
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Des incontournables...L'île VerteL’Île Verte est située dans l’estuaire du Saint-Laurent, tout juste à 2 km de la rive sud, face à la municipalité de l’Isle Verte. Construit en 1809, le phare de l’Île Verte est le tout premier phare à voir le jour le long du Saint-Laurent. Six gardiens de phare et leurs familles ont vécu dans cette enclave isolée jusqu'à son automatisation en 1972. C’est à ce moment que quitta le dernier gardien du plus vieux phare du fleuve Saint-Laurent. La tour fût désignée monument historique national en 1974. Aujourd’hui, il est possible de le visiter pour admirer toute la superficie de l'île et observer quelques baleines à l'occasion. L'île RougeEn plein centre du Saint-Laurent, au large de Tadoussac est située l’Île Rouge. Cette toute petite île sert de refuge ou d'escale à plusieurs espèces d'oiseaux. Construit en 1848, le phare qui s’y trouve fut habité jusqu’en 1988. L'Île Rouge a offert des séjours fort inusités, en plein milieu du fleuve jusqu’à tout récemment. Les Îles du Pot à l’Eau-de-VieÀ 11 km au large de Rivière-du-Loup se trouve un archipel, composé de trois îles, connu sous le nom des îles du Pot à l’Eau-de-Vie où nichent de grandes colonies d’oiseaux aquatiques. L’une d’elles, appelé le Pot du Phare abrite un phare construit en 1862. Ce dernier fut abandonné en 1964 et restauré en 1989 par l’équipe de la Société Duvetnor qui l'exploite aujourd'hui en tant que gîte touristique. Le phare de l’île du Pot à l’Eau-de-Vie a été classé monument historique national par le gouvernement du Canada. L'île aux LièvresÉgalement administrée par la Société Duvetnor, l’Île aux Lièvres s’étend sur 13 km et abrite une faune ainsi qu’une flore des plus diversifiées. Vouée à la conservation des milieux naturels et de la faune, cette île du Saint-Laurent offre des dizaines de kilomètres de sentiers pédestres ainsi que toutes les installations nécessaires pour y séjourner. Accessible à quiconque veut bien la découvrir, les animaux domestiques et les vélos y sont cependant interdits. Sur l’Île aux Lièvres, on y retrouve une abondante colonie de phoques, divers oiseaux marins et animaux tels que le lièvre d’Amérique, la souris sylvestre, la couleuvre, bien des reptiles et surtout quelques 20 000 eiders à duvet, de nombreux cormorans et petits pingouins. Pointe-aux-PèresConstruit en 1909, le phare de Pointe-au-Père est le deuxième plus haut phare au Canada. Haut de 128 marches, son architecture avant-gardiste a inspiré bien des peintres célèbres avec son style plutôt rare dans l'histoire des phares canadiens. Le phare de Pointe-au-Père a joué un rôle primordial dans l'histoire de la navigation sur le fleuve Saint-Laurent. Il est maintenant considéré comme un lieu historique national du Canada. En face du phare, se trouve le Site historique maritime de la Pointe-au-Père qui raconte l’histoire du navire EMPRESS OF IRELAND qui s’est engouffré dans le fleuve Saint-Laurent en 1914. Retiré des eaux profondes du Saint-Laurent en 2009, le sous-marin Onongada est maintenant ouvert au public depuis le 13 juin dernier. |
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